Ce grand poulpe-là a une sacrée personnalité. Ou plutôt, il en a huit, autant que de tentacules. Le premier, amoureux d’une femme-homard aux longs cheveux noirs flottant dans l’onde, a le coeur tendre. Le deuxième, le plus gourmand, est le pourvoyeur de nourriture, le troisième et le quatrième sont les bâtisseurs, le sixième, l’artiste collectionneur, etc.

Mais le huitième, lui, semble ne servir à rien…

Qui est-il ? D’ailleurs, quand une terrible murène dévore ce tentacule inutile, le grand pouple se dit que c’est peu de chose. Et pourtant… il se sent bancal.

Le dernier bras repoussera. Tout de travers, certes, mais rétablissant l’équilibre. Et le grand poulpe saura : ce bras-là est le plus tenace, le résilient, celui qui montre qu’on peut réparer les malheurs.

« Un rêve aquatique »

Victor Dhollande, Europe 1

Le grand poulpe_p18-19

 

Le grand poulpe_p6-7

 

L’auteure

Angélique Villeneuve, qui a vécu en Suède et en Inde, est née en 1965 à Paris où elle habite aujourd’hui. C’est la grâce qui qualifie le mieux son travail sur les mots, célébré par la presse, les libraires (Prix Millepages pour Les Fleurs d’hiver) et le public. Une plume ultrasensible offerte ici aux plus jeunes, pour leur plus grand bonheur !

L’illustratrice

Anaïs Brunet est née à Strasbourg en 1984 et vit à Paris. Architecte diplômée d’Etat après une licence à Strasbourg et un master entre Paris et les Pays-Bas, elle n’exerce toutefois pas sa profession, préférant préparer le concours de l’Agrégation d’Arts Plastiques, qu’elle remporte l’année suivant son diplôme.
Depuis, elle enseigne les Arts Plastiques en collège et l’Histoire des Arts au lycée dans l’Académie de Paris et poursuit avec panache et singularité l’exploration de l’album jeunesse, après les superbes Belle Maison, paru en 2017.