Ce grand poulpe-là a une sacrée personnalité. Ou plutôt, il en a huit, autant que de tentacules. Le premier, amoureux d’une femme-homard aux longs cheveux noirs flottant dans l’onde, a le coeur tendre. Le deuxième, le plus gourmand, est le pourvoyeur de nourriture, le troisième et le quatrième sont les bâtisseurs, le sixième, l’artiste collectionneur, etc.

Mais le huitième, lui, semble ne servir à rien…

Qui est-il ? D’ailleurs, quand une terrible murène dévore ce tentacule inutile, le grand pouple se dit que c’est peu de chose. Et pourtant… il se sent bancal.

Le dernier bras repoussera. Tout de travers, certes, mais rétablissant l’équilibre. Et le grand poulpe saura : ce bras-là est le plus tenace, le résilient, celui qui montre qu’on peut réparer les malheurs.

« Un rêve aquatique »

Victor Dhollande, Europe 1

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