Karen Dalton a été, au début des années 60, l’une des principales figures de la scène folk de Greenwich Village d’où ont également émergé des chanteurs comme Bob Dylan.

Sa voix d’écorchée vive, esquintée par la vie, l’alcool et les drogues, rappelait immanquablement celle de Billie Holiday. Elle n’écrivait pas de chansons et se contentait de chanter celles des autres : de vieux blues, des chansons de ses amis ou des tubes de musique soul.
Son talent et sa démarche artistique particulière, affranchie des codes de la scène de Greenwich Village, l’avaient toujours située à la marge. Elle fut à sa façon, l’une des premières hippies. Dans sa vie personnelle, Karen Dalton était aussi une femme libre et très indépendante, déjà mariée, séparée et mère deux fois (de deux pères différents) au moment de son arrivée à New York, lorsqu’elle avait 23 ans.
Elle vivra la dernière partie de sa vie dans une grande pauvreté, accro à l’héroïne, et finira par mourir du sida en 1993.

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Le scénariste

Cédric Rassat est auteur-scénariste depuis 2002. Il a notamment signé Erzsebet et La Malédiction du Titanic, en compagnie d’Emre Orhun, chez Glénat, ainsi que le diptyque On dirait le Sud, avec Raphaël Gauthey, pour les éditions Delcourt.
Également journaliste de presse musicale, il a collaboré à Rock & Folk et Magic et fondé le magazine Eldorado, dont il a été le rédacteur en chef de 2008 à 2010.

La dessinatrice

Ana Rousse a publié en 2009, avec Thierry Lamy, un conte initiatique d’origine inuit intitulé Nerrivik, aux éditions Les Enfants Rouges.
Elle vit et travaille à Lyon.