Derniers jours d’une courte vie

Un livre édifiant, salutaire et nécessaire. Pour ne jamais oublier.

De nos jours, un homme blanc, jeune journaliste, questionne un vieux musicien noir. En fait il s’intéresse assez peu au blues : il voudrait savoir quels ont été – 60 ans plus tôt – les liens du musicien (alors âgé de treize ans), avec Emmett Till. Et le bluesman, non sans émotion, accepte de parler, et de remonter le temps…

… Quand Emmett Till, jeune adolescent noir de quatorze ans venu de Chicago passer ses vacances chez Moïse son grand-oncle, descend le 24 août 1955 du train en gare de Money dans le Mississippi, il ne sait pas encore qu’il va vivre les cinq derniers jours de sa courte vie.

Il aura eu la malchance de pénétrer dans une épicerie réservée aux Blancs et de se comporter de « manière provocante » vis-à-vis de Carolyn, épouse de l’épicier, Roy Bryant.

Mis au courant de « l’affront », Roy, accompagné de son demi-frère Milan, part dans une chasse à l’homme qui finira tragiquement. Après avoir kidnappé Emmett, ils le tortureront avant de le jeter dans l’eau de la rivière. Ils seront plus tard acquittés et se vanteront de leur « exploit » dans la presse.

Emmet till p13

- Un récit de vie qui prend aux tripes, mené de main de maître par un auteur en colère !

- 60 ans après la mort du jeune Emmett, ce récit nous bouleverse.

- Soutenu par Amnesty International.

« Il a sifflé ! Et alors ? [...] Il faut qu’il meure pour ça ?
— Un gars du Nord [...]. Il a joué les durs au pays des chaînes. Où est-ce qu’il se croyait ? [...]  Les Noirs, ils sont pas des hommes au pays des chaînes. »

Toni MORRISON, Le Chant de Salomon, 1977 (traduction Jean Guiloineau, Christian Bourgeois éditeur 1996)

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